Petite définition du clonage

Tout d’abord, cloner s’apparente à une recette de cuisine : quelques ingrédients, un temps de cuissons, et le résultat qu’on attendait. Sauf que les ingrédients sont un peu plus rares, la recette n’est pas vraiment légale selon le lieu où on veut cloner, le temps de cuisson est plutôt long et le résultat souvent défectueux. Nous allons vous expliquer cette recette :

 
RECETTE DU CLONAGE
Ingrédients :
    - La personne qui désire être clonée, ou du moins quelques-unes de ses cellues somatiques
    - L’ovocyte d’une femme
    - Une femme porteuse
Temps de cuisson : 9 mois

    1.Prélever les cellules somatiques de la personne que l’on veut cloner et en extraire l’ADN.

    2.« Dénoyauter » les ovocytes pour qu’elles deviennent vierges de tout matériel génétique.

    3.Faire fusionner la cellule somatique avec l’ovocyte grâce à un choc électrique et à un cocktail chimique : introduction de la cellule dans la membrane de l’ovocyte, de sorte à ce que cet ovocyte possède le noyau de la personne clonée et donc son matériel génétique. Il s’agit de la phase la plus difficile du clonage. Les œufs ainsi recréés commencent à se diviser pour produire un embryon de 2, puis 4, 8, 16… Jusqu’à plus d’une centaine de cellules.

 

    À ce moment-là, la recette du clonage peut se diviser en deux catégories : le clonage à but reproductif et celui à but thérapeutique.

 
        Le clonage reproductif
 

    4. Quand l’œuf aura atteint une centaine de cellules, implanter cet embryon dans l’utérus d’une femme porteuse.

    5. 9 mois plus tard, attendre la venue du bébé : votre clone est maintenant réel.

 

    Conseil : Prévoir environ 150 ovocytes pour obtenir un résultat plus ou moins convenable.

 

     Bien sûr le clonage reproductif n’est pas à la portée de tout le monde. Rien que le prix écartera une grande partie des potentiels acquéreurs de clone : plus de 600 000 €. Ceux qui espéraient obtenir leur nouvel équivalent risquent d’être déçus : le taux de réussite n’est pas près d’atteindre les 100 % ; le clone ne sera pas totalement à l’identique par rapport au cloné, car il reste quelques petites quantités d'Adn mitochondiral contenues dans l’ovule énuclée.

     Le clone ne sera pas totalement sain : des déformations et d’autres maladies apparaissent. D’autres problèmes pourront aussi être présents : il présentera peut-être des signes de vieillissement prématuré.

     Des scientifiques ont constaté chez des souris clonées qu’elles présentaient des problèmes d’obésité, et chez les clones de souris qu’elles souffraient d’anémie, de malformations ou de défauts génétiques. Le principe général de ce type de clonage est expliqué au sein du schéma ci-dessous :

Le clonage thérapeutique
 

    4. Prélever les cellules souches à ce stade et les mettre en culture dans un milieu (soupe de protéines et d’enzymes) pour qu’elles évoluent vers telle ou telle cellule différenciée (cellule cardiaque, cellule musculaire, neurone…) : elles peuvent, dans des conditions adéquates et extrêmement délicates, se différencier et se multiplier en tissus particuliers (foie, rein, sang, moelle épinière, etc.). Par la suite, elles pourraient être transplantées chez le malade donneur qui en a besoin.

 

 Cette technique n’est encore qu’à des stades initiaux, mais les scientifiques espèrent pouvoir guérir des maladies jusqu’alors incurables (maladie d’Alzheimer, de Parkinson, diabète, cancer, leucémie…).Afin de mieux illustrer ce type de clonage, nous avons réalisé le schéma suivant :


Les cellules souches

Chaque partie de notre corps est constituée de cellules différentes :

      •     La peau, de cellules dermiques
      •     Les nerfs, de cellules nerveuses
      •     Les muscles, de cellules musculaires, etc.

 Toutes ces cellules possèdent le même patrimoine génétique inscrit dans l’ADN de leur noyau, car elles proviennent de la division de la cellule embryonnaire, elle-même résultant de la fusion des noyaux d’un ovocyte et d’un spermatozoïde.

 Cependant, les cellules de notre organisme sont clairement différentes. Une cellule du nez n’a pas la même fonction qu’une cellule de la rate par exemple. Il a donc fallu que ces cellules subissent une différenciation à un stade de l’embryon.

   Les cellules souches sont des cellules indifférentes et capables de se diviser à l’identique et de donner naissance à des cellules différenciées (globules rouges, cellules musculaires…).

Il en existe 4 types :

    •    Les cellules souches unipotentes ne peuvent former qu’une seule sorte de cellules différenciées.

    •     Les cellules multipotentes sont à l’origine de plusieurs types de cellules différenciées.

    •     Les cellules pluripotentes. Ce sont elles qui intéressent les chercheurs car elles sont capables d’engendrer tous les tissus de l’organisme (environ 200 types de cellules), mais pas un humain dans son entier.

     •      Cette aptitude est réservée aux cellules totipotentes. Elles forment l’embryon dans les 4 premiers jours de son développement.


Attention : ces techniques peuvent paraître aussi facile à réaliser que de simples plats de cuisines. Or, la vérité  est toute autre étant donné que le clonage humain dépend d ‘énormément de critères spéciaux et le taux de réussite est extrêmement infime. Ces inconvénients seront développés au cours de la troisième grande partie.

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